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Polyclinique Inkermann : Le “ SHA ”, la bonne solution contre virus et bactéries
 

En cette période d’épidémie de grippe, la journée hygiène des mains relayée mardi par la clinique Inkermann, tombait à point nommé. 

C’est un obstétricien autrichien, le Dr Semmelweis, qui a imposé le lavage des mains à ses infirmières, sages femmes et collaborateurs, après avoir mis en évidence que la mortalité des parturientes baissait sensiblement grâce à cette élémentaire précaution. C’était au XIXe siècle. Pour autant, les maladies nosocomiales n’ont pas disparu.
Aujourd’hui, mieux que le savon, les solutions hydralcooliques, que les professionnels de santé dénomment « sha », se sont imposées comme le meilleur moyen pour se désinfecter les mains. Et lutter ainsi contre la propagation des virus, des bactéries et autres microbes. Avec l’épidémie de grippe A, ces « sha » sont maintenant en passe de franchir les portes des milieux hospitaliers, de devenir un produit grand public. On en trouve déjà en pharmacie et en parapharmacie, pour 3,50 € environ le flacon de 75 ml (à utiliser en un mois).

Polyclinique Inkermann, NiortLa journée mondiale « hygiène des mains », programmée de longue date par l’organisation mondiale de la santé, et que la clinique Inkermann a relayé mardi, ne pouvait pas donc mieux tomber. Elle a donné l’occasion aux personnels de l’établissement d’étalonner leurs connaissances sur ce produit, désormais à leur disposition dans toutes les chambres, mais qu’ils n’utilisent pas encore assez combien même la clinique est au top en matière de lutte contre les maladies nosocomiales.

Cette journée a donné au grand public, l’occasion de tester directement ce fameux « sha ». Visiteurs et patients de la clinique, ont pu vérifier sous des lampes à ultraviolets, qu’une friction de 30 secondes en prenant soin de frotter toutes les parties des mains, y compris entre les doigts, permet d’assurer une désinfection totale des mains pour au moins une demi-heure. Un geste aseptique, qui devrait finalement devenir automatique, dès lors que l’on passe à table en sortant du métro ou du bus, dès lors que l’on est enrhumé, ou que des virus de gastro ou de grippe circulent à la maison…

© La Nouvelle République – 9 mai 2009